Ce que vous nous avez dit — et ce que ça change
Fin avril, avant d'aller plus loin, je me suis posé une question simple : est-ce que mon idée tient la route ? L'idée en question, c'est de vendre des œufs un peu comme Netflix vend des séries — par abonnement, de façon régulière, sans avoir à y penser. Plutôt que de supposer que ça allait marcher, j'ai préféré poser la question directement aux gens autour de moi. 59 personnes ont répondu. Voici ce que ça donne.
Un signal encourageant
69 % des répondants sont partants d'emblée pour s'abonner. 24 % disent peut-être. 7 % non. Pour un projet qui n'existait pas encore, c'est un signal encourageant — sans être une garantie. Le marché local existe, l'intérêt est réel. Reste à confirmer ça dans les faits. Ce qui ressort aussi : la majorité des foyers consomme entre 6 et 12 œufs par semaine. C'est cohérent avec une boîte de 6 hebdomadaire, le format de base que j'envisage.
Ce qui coince — et ce que j'en fais
La principale réserve, loin devant, c'est l'abonnement lui-même. Dix personnes ont dit préférer acheter en direct, sans engagement. C'est un retour honnête — et j'y réfléchirai pour la suite. Pour l'instant, le modèle est celui de l'abonnement : c'est ce qui me permet de planifier, de ne pas gaspiller, et de vous garantir vos œufs chaque semaine sans avoir à y penser.
Le prix (3,20 € les 6 œufs) est mentionné par quelques-uns. C'est le prix du bio local produit à petite échelle — pas celui de la grande surface. Mais je comprends que ce n'est pas accessible à tout le monde, et je ne vais pas faire semblant que ça ne compte pas.
C'est une question que je prends au sérieux. Quand mon activité sera stabilisée — je ne sais pas encore quand, ni exactement comment — j'aimerais pouvoir proposer quelques abonnements à tarif solidaire, pour que le prix ne soit pas un mur. Ce n'est pas pour demain, et je ne fais pas de promesse que je ne suis pas sûr de tenir. Mais c'est une intention réelle, pas un argument de communication.
Enfin, les contraintes de retrait et d'horaires ont été soulevées. C'est précisément pour ça que la mairie m'a aidé à trouver un local pratique au centre du village, avec des horaires libres. L'objectif : que vous n'ayez pas à vous organiser autour de moi.
Ce qui ne change pas
Les œufs sont produits à Saint-Laurent-d'Oingt, à deux pas de chez vous. Les poules sont élevées en plein air, sans traitement chimique, avec tout le soin qu'Antoine et moi leur portons. C'est ça, le cœur du projet — et ça, ça ne bougera pas.
La suite
Ces résultats me donnent envie d'avancer. Mais rien n'est joué, et je le sais. Un sondage, c'est une chose — les gens qui s'abonnent vraiment et reviennent chaque semaine, c'en est une autre. Je me lance en toute humilité, l'oreille ouverte, et prêt à réviser mes plans si ce qui est prévu sur le papier ne fonctionne pas dans la réalité.
Merci à toutes et tous ceux qui ont pris le temps de répondre, de partager l'enquête, d'encourager le projet. Ce soutien compte plus que les chiffres.
C'est maintenant que ça se passe : le local ouvre mercredi 20 mai. Si vous vous abonnez, vous m'aidez à me projeter, à produire juste, à ne pas gaspiller. Et vous pouvez venir retirer vos œufs librement dès l'ouverture.


