Une nouvelle canicule s'installe, ce qui me laisse le temps de rester au frais devant mon ordi — l'occasion de vous donner des nouvelles de la ferme. Quelle année pour débuter en agriculture !
Petit point pratique pour les abonnés bi-mensuels.
J'ai eu quelques retours d'abonnés surpris de ne pas trouver leurs œufs la dernière semaine de juin ou de juillet, alors qu'en suivant le rythme "une semaine sur deux", ils s'attendaient à être livrés. L'explication est simple : un abonnement bi-mensuel, c'est deux livraisons par mois — même les mois à cinq semaines. Les livraisons ne tombent donc pas toujours strictement une semaine sur deux. Et justement, août est lui aussi un mois à cinq semaines : le même décalage va se reproduire. Le plus sûr reste de vérifier la date de votre prochaine livraison directement dans votre compte. Et en cas de doute ou de galère, n'hésitez surtout pas à me prévenir.
Il fait toujours aussi chaud.
Bonne nouvelle : les poules tiennent bon, voire très bien. Pas de baisse significative de la ponte, pas de mortalité. C'est un vrai motif de satisfaction — même si je présume que la jeunesse de mes poulettes y est pour beaucoup. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont au confort total : la prairie qu'on leur offre est déjà bien grillée par le soleil, avant même qu'elles n'y passent.
Cinq poules ont eu envie de couver.
Signe de la chaleur : cinq poules se sont mises en tête de couver, alors qu'il n'y a évidemment aucun œuf fécondé à couver ici. La chaleur sous le poitrail peut déclencher ce réflexe hormonal, un peu comme si la poule croyait couver des œufs. Résultat : elle se cloître dans le pondoir, mange et boit à peine, et arrête de pondre. Rien de dangereux, mais pour leur faire passer l'envie, la méthode recommandée est de les isoler dans des cages à fond grillagé, pour que l'air rafraîchisse naturellement leur poitrail par en dessous. On attendra des températures plus fraîches pour s'y mettre. En attendant, ça donne des poules farouches, qui gonflent leurs plumes au maximum pour dissuader quiconque de venir les embêter.
Vos œufs prennent parfois leur temps à être retirés — et ce n'est pas un problème.
C'est la période des vacances, et j'ai remarqué que certains d'entre vous mettent un peu plus de temps que d'habitude à venir chercher leurs œufs. Aucun souci : un œuf, ça se conserve bien plus longtemps qu'on ne le croit. Comptez 9 jours après la ponte pour la mention "extra frais", et jusqu'à 28 jours pour rester simplement dans la catégorie "frais". Passé ce délai, on reste dans la prudence plutôt que la panique — un œuf un peu plus vieux se cuit très bien, tant qu'il a été conservé au frais. Bref, prenez votre temps cet été.
Nous avons un silo.
Icône de toutes les fermes, pas franchement gracieux — ma femme n'est toujours pas convaincue — mais un silo à grain vient d'arriver. Il va simplifier l'approvisionnement et faire quelques économies, le grain en vrac coûtant nettement moins cher qu'en sac.



