Les deux premiers poulaillers sont bâtis, aménagés. Les poulettes sont en place, et la ponte commence sérieusement, comme prévu. Le site internet est dans les starting-blocks, le local pour retirer les œufs presque prêt. Beaucoup de travail accompli depuis que j'ai eu cette drôle d'idée de me lancer dans l'agriculture en commençant par élever des poules. Et le premier sentiment qui me vient, c'est la gratitude. Je me sens extrêmement privilégié de pouvoir mener un tel projet. Pleinement conscient de ma chance, je voulais commencer ce blog en remerciant toutes celles et tous ceux qui l'ont rendu possible. À commencer par ma femme Elo, qui a eu la bonté de ne pas partir en courant quand je lui ai présenté mon ambition de devenir agriculteur — et d'accepter d'y consacrer une part de notre argent, dans un projet où je dois encore totalement faire mes preuves. Je veux aussi remercier Antoine, mon acolyte sans qui rien n'aurait été possible. C'est une chance inouïe d'avoir à ses côtés quelqu'un d'aussi affûté techniquement que sensible au bien-être de ces petites poulettes. Merci à mon petit frère Sébastien, qui a conçu le site que vous êtes en train de lire — et qui prouve une fois de plus que les petits frères sont parfois bien utiles. Ensuite, j'ai tout un village à remercier. Vieux ou jeunes agriculteurs, parents néoruraux, voisins : je me sens vraiment soutenu par tous, et c'était ma boussole dans les nuits où je broyais du noir à l'idée de m'être lancé dans quelque chose de trop grand pour moi. Merci Saint-Lau — je n'aurais pas fait ça ailleurs. Merci aussi à la nouvelle équipe à la mairie, qui m'a trouvé un local idéalement placé pour que retirer vos œufs soit simple et pratique. Une pensée toute particulière pour ma mère, qui vit à deux pas et me relève au quotidien de beaucoup de mes missions de papa — sans elle, le temps que je consacre à ce projet n'existerait tout simplement pas. Merci aussi à deux collègues qui m'ont ouvert leurs portes sans compter : Isma, à Montrottier, qui m'a généreusement partagé conseils et matériel ; et Camille, à Ternand, qui m'a accueilli comme stagiaire sur sa ferme et m'a transmis ce qu'aucun manuel ne remplace. Et merci enfin à la famille Condemines, qui a rendu ce rêve possible en me vendant le pré qui jouxte ma maison.
Voilà pour les remerciements. Maintenant, au boulot. Ce blog sera le journal de bord de Club Goliath : une installation agricole qui commence par des œufs, et qui ne compte pas s'arrêter là. Je vous raconterai les réussites, les ratés, les questions sans réponse et les bonnes surprises. Sans filtre, sans communication de façade. Les poulettes pondent. On y est.


